Déclaration du Bureau national de l'association
Enseignement Public et Informatique (EPI)
à propos de la « lettre aux enseignants »
 

     Le Bureau national de l'EPI, réuni à Paris le 9 mai 2003, déplore que le Ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche, dans sa lettre adressée à l'ensemble des enseignants, ne retienne pas les technologies de l'information et de la communication parmi les dossiers « de grande envergure ».

     Les technologies de l'information et de la communication, au cur des processus de transformation de la société, doivent être une priorité explicite pour le système éducatif. Comment agir dans son époque ? comment la comprendre sans une solide formation générale intégrant les dimensions scientifiques et techniques ?

     L'association EPI réaffirme avec force la valeur culturelle de l'informatique et des technologies de l'information et de la communication. Le système éducatif se doit impérativement d'assurer l'égalité des chances dans ce domaine crucial pour l'avenir.

     Alors que la plupart des réformes retenues par le ministre, sinon toutes, auraient mérité un volet « informatique et TIC », ce n'est qu'à propos de l'apprentissage de la lecture qu'on peut lire qu'il sera fait « une évaluation des ressources offertes par les technologies de l'information et de la communication pour servir les apprentissages de la lecture et de l'écriture ». Comment les enseignants novateurs qui savent d'expérience l'impact positif sur les élèves de la pratique raisonnée de l'informatique et des TIC peuvent ils se retrouver dans ce texte qui, outre le fait qu'il nous ramène des années en arrière, propose une fois de plus des évaluations déjà faites ?

     L'absence totale d'allusion aux TIC dans le chapitre sur « l'amélioration de la formation des enseignants » mérite d'être soulignée, alors qu'il s'agit là d'un problème non résolu et qui compromet l'avenir du système éducatif.

     Le Bureau national de l'EPI demande que les mesures concrètes annoncées par cette lettre prennent effectivement en compte le dossier des technologies « nouvelles », tellement nouvelles qu'elles ne semblent pas s'imposer à l'esprit du plus haut responsable du système éducatif.

Paris, le 9 mai 2003

Voir également Nous avons lu « Lettre à tous ceux qui aiment l'école » de Luc Ferry
 

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